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Game Master

#1 21-08-2016 01:08:28

Nefarium
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Chaman Tauren niv. 80
achievement3065 - Armurerie


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Honneur et devoir : chroniques d'un guerrier de Lordaeron

Chapitre premier

Outreterre

Bastion de l'Honneur

Peu de temps après la fermeture du Portail des Ténèbres

Capitaine Yarrick Drake - Journal de campagne

Première entrée :

Le portail est fermé, louée soit la Lumière ! Azeroth ne devra subir les conséquences de la folie des Orcs, et de leurs maudits démonistes.

Nous avons subit de lourdes pertes, et sommes dorénavant livrés à nous mêmes, sans espoir de retourner un jour dans nos foyers.

Je suis content que Lordaeron soit sauvée de la Horde, mais je regrette néanmoins de ne jamais pouvoir revoir un jour mon village de Comté-de-Darrow, ni ma compagne, Selene. Puisse la Lumière lui accorder une vie douce et prospère, à l'abri de la guerre.

Le devoir avant tout.

Nous devons maintenant nous concentrer sur nos impératifs : reconstruire une vie ici, et survivre à la Horde.

Turalyon et le général des Forestier, Vereesa Windrunner, ont disparu. Personne ne sait s'ils sont tombés, s'ils ont été capturés, où s'ils ont pu échapper au cataclysme déchaîné par le leader des Orcs, en passant par un des nombreux portails ouverts dans la fuite du démoniste.

Certains prisonniers Orcs présents dans notre garnison ont évoqué un autre peuple sur ces terres, un peuple qu'ils auraient massacrés, mais sans jamais les exterminer pour de bon. Le seul nom que nous connaissons pour ce peuple est « Draenei ». Du peu que nous appris, une partie de ces Draeneis seraient de fervents serviteurs de la Lumière. Si cela s'avérait vrai, ils feraient des alliés plus qu'appréciés, en ce monde dévasté et inconnu.

Avec la mort de Turalyon, Danath Trollemort, descendant de la lignée d'Arathor, hérite du commandement de notre garnison, maintenant baptisée le Bastion de l'Honneur.

Je trouve ce nom inspiré, maint braves femmes et hommes sont morts au combat, dans l'honneur le plus pur, au service de l'Alliance, afin que le mage Khadgar puisse sceller le Portail des Ténèbres, et sauvegarder Azeroth d'une destruction certaine.

Puisse leur sacrifice ne pas être en vain.

Puisse la Horde ne jamais à nouveau poser un seul pied en nos royaumes.

Un de mes hommes se rua dans mes appartements :

« Capitaine ! Les Orcs lancent un nouvel assaut ! Votre présence est requise sur le rempart nord ! »

Je me levai dans l'urgence, et me rendit prestement au rempart mentionné.

« Les Orcs n'abandonneront donc jamais ... »

Une fois sur le rempart, je repérai rapidement Trollemort.

« Capitaine Drake rapport ! »

"Capitaine, bien. Prenez deux escouades. Vous voyez ces catapultes sur la collines, juste-là ? Je veux les voir en pièces. Faites le tour, prenez-les par le flanc, empêchez-les de ravager nos fortifications. »

« A vos ordres ! Pour L'Alliance ! »

« Pour l'Alliance, puisse-t-elle se souvenir de nous. »

Je descendis du rempart, rassembla mes escouades, et nous nous mîmes en route pour la colline.

Les Orcs étant enragés par la fermeture du portail, et fixé sur le rempart nord, nous parvînmes donc à contourner leur troupes sans encombres, et nous préparâmes à prendre d'assaut la colline où étaient positionnées les catapultes.

Une fois prêts, je lançai l'assaut, et nous fûmes sur les orcs avant qu'il ne comprennent quoi que ce soit.

« Pour l'Alliance ! Massacrez ces bêtes impies ! Empêchez-les d'actionner les catapultes ! »

Aucun roc ne fut lancé sur nos murailles ce jour-là. Après avoir nettoyé la position de toute présence Orc, j'ordonnai à mes hommes de diriger les catapultes vers les Orcs, et de tirer.

Les Orcs ne prirent pas garde aux projectiles, pensant qu'ils étaient lancés contre les murs.

Les rocs s'écrasèrent sur eux, broyant armures, chair et os, éliminant les trois-quarts de leurs forces, broyant les démonistes avant même qu'il n'aient pu faire usage de leur immonde magie démoniaque. Je remercie la Lumière qu'il n'y ait eu aucune de ces abominations près des catapultes.

Nous aurions perdu plus de soldats s'il y en avait eu.

Une fois notre mission accomplie, nous détruisîmes les engins de sièges, et rejoignîmes les chevaliers qui avaient chargé les Orcs désemparés, fauchant tout ce qui se trouvait sur leur passage.

Les Orcs tombaient, mais nous fûmes pris au même piège que nous venions de leur tendre, tandis qu'une explosion éventrait la portion sud de nos murailles ...

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Game Master

#2 25-09-2016 13:18:32

Nefarium
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Chaman Tauren niv. 80
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Re : Honneur et devoir : chroniques d'un guerrier de Lordaeron

Chapitre 2

Journal de campagne – seconde entrée

Un contingent orc s'était approché de la muraille, sous le couvert d'un sort du chevalier de la mort qui les accompagnait. Nous ne nous étions aperçu de rien, plongés dans la bataille, jusqu'au moment où la muraille s'était en partie effondrée, éjectant des corps et des débris, et laissant s'écouler un flot d'Orcs et de traits de l'ombre au sein de nos murs.

Fous que nous étions.

Avec le temps, nous étions retombés dans nos erreurs du passé, en prenant les Orcs pour des stupides sauvages assoiffés de sang.

Les Orcs dévastaient notre foyer sur ce monde désolé, tout comme ils avaient dévasté nos foyers sur Azeroth ; quand apprendrons-nous de nos errements passés ?

Je chassai ces pensées de mon esprit, ralliai mes hommes, et mena la charge vers l'intérieur des remparts.

Une partie des chevaliers dirigeaient déjà leurs montures au galop vers les intrus, tandis que les autres achevaient les Orcs qui avaient servi de chair à canon.

Une fois près de la porte principale, nous pûmes entendre des cris de panique mêlés aux bruits de la bataille ; les soldats encore présents au moment de la brèche se faisaient littéralement massacrer, tandis que les chevaliers de la mort rassemblaient certains de nos citoyens, et les emmenaient par un portail démoniaque.

« Stoppez les chevaliers de la mort ! Ne les laissez pas refermer le portail ! »

Danath cria en direction de Yarrick :« Drake ! Capturez une de ces abominations ! Nous devons savoir où ils ont emmené nos gens ! »

Danath combattait l'un des cavaliers de mort, lui assénant coup sur coup pour l'empêcher d'incanter ; lorsque le mort-vivant vociféra quelque chose dans la langue orque, fit volte-face et se rua vers le portail.

Un soldat tenta de lui couper la route, mais là où trois secondes plus tôt se tenait un humain, il y avait maintenant une pile fumante d'os et de chairs décomposés, un faible mais terrifiant cri s'échappant de la bouche du chevalier de la mort, alors qu'il dévorait l'âme de l'infortuné.

Je courrais maintenant vers le mort, prêt à lui asséner un coup de bouclier afin de le capturer, mais il fut plus vif que son corps pourrissant n'aurait pu lui permettre, repris sa course, et passa le portail, qui se refermait de plus en plus vite.

Je vis alors des Orcs paniqués par l'idée de rester coincé ici, qui courraient vers la brèche démoniaque, sans porter attention à ce qui se passait autour d'eux, trébuchant parfois sur des décombres ou des cadavres, ou se faisant stopper net par un fantassin, ne réalisant ce qu'il se passait que quand leurs tripes se répandaient dans leurs mains.

Je soufflai un bon coup, tint mon bouclier devant moi, et passai le portail.

Je ne vis alors que ténèbres, feu, et mort.

Le portail ne menait pas à une autre partie de Draenor, mais bien dans un monde conquis jadis par la Légion.

Et ce monde était l'incarnation de tout ce que je tenais pour l'Enfer.

La Légion avait dévasté ce monde au point que le paysage n'était plus que lave, cendres, pics rocheux, et ténèbres. Je me tenais dans une plaine, et pouvait voir au loin plusieurs camps de démons, formés de structures tout autant étranges que porteuses de la promesse d'une mort à la fois lente, et plus que douloureuse.

Je découvrai plus tard que ce monde avait été transformé en une salle de torture géante, un broyeur a êtres vivants, dont les souffrances, les cris, l'agonie, et finalement les corps, nourrissaient et divertissaient la maîtresse de ces lieux et sa cour.

Après être sorti du portail, je pris le temps de m'asseoir afin de dissiper la nausée due au transfert, et afin de faire le point sur ma situation. J'étais sur une terre hostile, si pas mortelle, en plein territoire ennemi, sans alliés, et sans moyen connu de retourner sur Draenor.

Mais je pouvais encore accomplir ma mission.

Traquer le chevalier de la mort, et le capturer, me permettrait de retrouver les prisonnier, les libérer s'ils étaient encore vivants, et forcer le démoniste à nous ramener sur Draenor, ou du moins le faire parler pour trouver un moyen.

Cela allait très probablement me mener à ma mort, ou bien pire que cela, dans les machines de torture de ce monde. Mais il vaut mieux mourir dans l'honneur, que mourir comme un lâche, en tentant de se terrer.

Honneur et Devoir – tel était le credo dans lequel j'avais grandi ; ces deux mots allaient très bientôt devenir « Effroi et Mort pour les Démons », sans pour autant disparaître ; car mon périple en ce monde damné et oublié de la Lumière, ne faisait que commencer...

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